Tribune | Le calorifugeage, le héros très discret de la rénovation énergétique

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En France, la lutte contre les « passoires thermiques » a pris une nouvelle dynamique avec le retrait des logements classés G du marché locatif. Coûts des travaux élevés, façades protégées, difficultés pour trouver un artisan RGE, les copropriétés sont confrontées à un mur de contraintes qui rendent quasi impossible leur rénovation. Pourtant, une solution méconnue et néanmoins efficace pourrait déjà aider les propriétaires à améliorer la classe énergétique de leur bien : le calorifugeage des canalisations, héros très discret de la rénovation, explique dans cette tribune Laurent Combescot, responsable du développement commercial au sein de Kingspan Insulation France. 

Les canalisations parcourent tous nos bâtiments, qu’ils soient résidentiels ou commerciaux. Leur impact sur la consommation énergétique du bâti est largement ignoré. L’exemple le plus connu est probablement celui des couloirs dans les logements collectifs : les tuyaux passent par les plafonds des espaces communs avant de pénétrer dans les appartements. Ces lieux de passage ne sont pas toujours bien isolés, au point que dans certaines situations, des systèmes de refroidissement sont mis en place pour garder l’eau fraiche à la sortie du robinet. Une source de consommation énergétique supplémentaire qui pourrait être évitée si l’on prenait en considération l’isolation des tuyaux qui traversent ces espaces.

Où en sommes-nous aujourd’hui et quelles sont les normes ?

La norme qui régit l’isolation des tuyaux dans les applications CVC typiques ‘EN 12828:2012+A1 2014’ définit des classes énergétiques d’amélioration des performances, la classe 1 étant la pire et la classe 6 la meilleure. Historiquement, conformément à la Réglementation thermique 2012 (RT2012) et au Grenelle de l’environnement, les minima pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire sont la classe 2 ou 3. Plus récemment, avec l’introduction de la Réglementation environnementale 2020 (RE2020), l’utilisation de la classe 3 – classe 4 est plus courante pour les canalisations de chauffage. Alors que le coût financier est souvent le premier frein pour les copropriétés, les travaux d’isolation des canalisations peuvent être financés à 100% par les CEE à condition d’utiliser un isolant de classe 4. Au regard des dernières normes, considérons la différence de perte de chaleur entre un système de classe 2 et un système de classe 4 sur une base annuelle*.
 

*La température de fonctionnement du système considéré est de 60°C, avec une température ambiante de 10°C. Il se compose de 5 tailles de tuyaux (acier 20 NB – 200mtrs, acier 25NB – 300mtrs, acier 50 NB – 100mtrs, acier 100NB – 80mtrs, acier 150NB – 40mtrs). Le système de chauffage est supposé être 52,6kg CO₂-eq/kW, et le coût de la chaleur est supposé être €0,10 /kWh, basé sur un système de chauffage fonctionnant 8760 heures par an). Le coût de l’installation de l’isolation ou de l’enlèvement de l’isolation précédemment installée n’est pas pris en compte. Les graphiques montrent que l’amélioration de l’isolation d’une classe énergétique 2 à une classe 4 permettrait d’économiser environ 23 % des pertes de chaleur annuelles, ce qui se traduirait par une économie de plus d’une tonne de carbone par an, une réduction des coûts énergétiques du bâtiment de plus de 2 000 euros par an, avec un retour sur investissement de moins d’un an pour le coût de l’isolation supplémentaire (sans compter le coût de l’installation). Une meilleure prise en compte de l’isolation des tuyaux permet à la fois de réduire les charges des copropriétés et d’améliorer la performance énergétique globale du bâtiment, sans aucune avance de trésorerie.

Une solution qui deviendra obligatoire en 2027 pour les bâtiments tertiaires et résidentiels, neufs comme existants.

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