Sigolène Vinson : « L’étang de Berre mérite qu’on mette des mots sur les blessures qu’on lui a infligées »

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L’étang de Berre à Saint-Chamas (Bouches-du-Rhône). Extrait de « La Manifestation des images », performance de Geoffroy Mathieu sur le GR2013 (2020).

« Le Butor étoilé », de Sigolène Vinson, Le Tripode, 192 p., 19 €.

En 2015, quelques mois après l’attentat contre Charlie Hebdo, dont elle est rescapée, Sigolène Vinson s’est installée à Martigues (Bouches-du-Rhône). Au bord de l’étang de Berre, cette lagune méditerranéenne d’eau saumâtre pour partie entourée d’infrastructures industrielles, l’écrivaine a pris l’habitude de débusquer la vie partout où elle semble menacée. Parce qu’elle cherche sans doute, dit-elle, « du réconfort auprès d’autres êtres vivants que nous, les humains », elle voit dans cet environnement, où de nombreuses espèces sont en voie d’extinction, un objet littéraire propice à la célébration du vivant.

Au point que, depuis la parution de La Palourde (Le Tripode, 2023), le travail de Sigolène Vinson semble s’inscrire dans la veine écopoétique, aux côtés, notamment, des livres de Baptiste Morizot, de Nastassja Martin ou de Clara Arnaud. Comme si la littérature était chargée, pour elle, de rappeler ou de rétablir les liens que nous entretenons avec toutes les ramifications du vivant. Son nouveau roman, Le Butor étoilé, qui doit son titre à une espèce d’oiseaux échassiers dont on ne trouve plus trace sur les rives de l’étang de Berre, du fait du réchauffement climatique, poursuit cette quête.

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