Signature d’une nouvelle charte pour une transition écologique du e-commerce

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Une première charte avait été signée en 2021. Déjà actualisée en 2024, elle est aujourd’hui renouvelée et ses objectifs sont réhaussés.

1,7 milliard de colis étaient traités en France en 2023 – colis domestiques, importés et exportés confondus. La logistique pour livrer un colis représentant environ 1 kg d’équivalent CO2 d’émissions de gaz à effet de serre, le traitement des colis sur le territoire national représenterait 1,7 million de tonnes équivalent CO2 émis par an – rien que pour le transport, sans inclure le sujet des emballages. Cela correspond aux émissions annuelles de CO2 d’une centrale à charbon ou d’une ville de 180 000 habitants.

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Afin de réduire l’impact environnemental du e-commerce, une première « Charte d’engagements pour la réduction de l’impact environnemental du commerce en ligne » a été mise en œuvre en 2021 par le Gouvernement et les acteurs du e-commerce volontaires. Cette charte a été actualisée en 2024 avec des engagements renforcés, en concertation avec les entreprises volontaires, signataires de la première version ou désirant s’engager.

Aujourd’hui, trente-trois entreprises adhèrent à cette nouvelle version et s’engagent à rapporter chaque année sur des indicateurs renouvelés. La Fédération du e-commerce et de la vente à distance aura, par ailleurs, un rôle de consolidation et d’analyse des retours de ses adhérents.

Cette charte constitue à la fois un document d’engagement de toute la profession vis-à-vis des pouvoirs publics et le document technique de référence pour le suivi et l’appréciation des résultats.

Onze engagements 

La charte e-commerce a vocation à agir sur toutes les dimensions du commerce en ligne pour le rendre plus respectueux de l’environnement. Onze engagements concrets structurent cette charte, répartis autour de cinq piliers permettant de réduire l’impact environnemental depuis l’acte d’achat en ligne jusqu’à la livraison du colis :

– Renforcer et rendre plus lisible l’information à destination des consommateurs, notamment en favorisant les bons gestes de commande entre les catégories de produits et au sein d’une même catégorie de produit, en informant le consommateur des leviers disponibles pour diminuer l’impact environnemental de son choix de livraison.

– Contenir les retours et mettre en place des actions visant à réduire leur impact environnemental, en se dotant d’une politique interne sur les retours avec des objectifs propres à l’entreprise ou par segment de produits actions directes de prévention des demandes de retours, en mettant en place des actions de prévention des retours et de valorisation des produits non désirés.

– Favoriser la réduction, le recyclage et le réemploi des emballages, en conduisant des actions de réduction des suremballages et de réduction du taux de vide dans l’objectif de le limiter à 40 %, en moyenne, en améliorant la nature et l’utilisation des emballages.

– Embarquer les places de marché (« marketplaces ») dans la dynamique des engagements de la charte : elles pourront ainsi fédérer progressivement leur écosystème.

– Améliorer la transparence : preuve du sérieux de leurs engagements, les acteurs rapporteront annuellement leurs avancées dans le domaine auprès des services de l’Etat.

[1][2] https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/documents/CharteCommerceenLigne%20-%20Point%20d%27e%CC%81tape%20mars%202023.pdf

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