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La Birmanie a été frappée, vendredi 28 mars, par un séisme de magnitude 7,7, qui a tué au moins 1 000 personnes et en a blessé plus de 2 300 (bilan provisoire). L’événement a été ressenti jusqu’à Bangkok, où il a, là aussi, fait des victimes et créé la panique.
Alors que s’organise un début d’aide internationale pour répondre à des dommages considérables dans ce pays fragilisé par des années de guerre civile, Le Monde a interrogé Yann Klinger, directeur de recherche CNRS au sein de l’équipe de tectonique de l’Institut de physique du globe. Pour ce sismologue, qui a beaucoup travaillé sur les mouvements de la plaque indienne et sur les failles présentes sur le continent chinois, c’est un événement majeur que vient de connaître la Birmanie.
De par sa position à la jonction de deux plaques tectoniques, le pays est régulièrement touché par de puissants tremblements de terre. On en a compté plus de quatorze d’une magnitude de 6 ou plus au cours du dernier siècle, notamment un de magnitude 6,8, près de Mandalay. Yann Klinger rappelle qu’en 1839, déjà, cette faille s’est rompue, créant au même endroit un événement de même importance que le séisme du 28 mars.
Que représente un séisme d’une magnitude de 7,7 à l’échelle des séismes récents ?
C’est un très gros séisme continental qui vient de se produire en Birmanie. Il est comparable aux deux séismes qui ont frappé le sud-est de la Turquie en 2023 (quelque 60 000 morts). Nous ne sommes que deux ans après ces événements, mais, sur une échelle temporelle plus longue, c’est le genre d’événement auquel on est confronté une fois par décennie.
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