Recouvrir tout un continent de forêts : l’impossible compensation des énergies fossiles par la plantation d’arbres

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Recouvrir tout un continent de forêts : l’impossible compensation des énergies fossiles par la plantation d’arbres

Une étude évalue le coût de la compensation carbone, de plus en plus utilisée par les entreprises pétrogazières, et la superficie qu’il faudrait couvrir de forêts si toutes les réserves de charbon, de pétrole et de gaz étaient brûlées.

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Publié aujourd’hui à 17h04, modifié à 17h05

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Dans un site de stockage de charbon, à Binzhou (Chine), le 9 mai 2025.

Les scientifiques ne cessent de le répéter : la priorité, pour lutter contre le dérèglement climatique, doit être de réduire les émissions de gaz à effet de serre plutôt que de miser sur les moyens permettant d’absorber le CO2 une fois dans l’atmosphère. Une étude publiée jeudi 19 juin enfonce le clou, quelques heures seulement après qu’un collectif de climatologues a annoncé que l’objectif de limiter le réchauffement à 1,5 °C n’était plus atteignable. Elle démontre « les défis insurmontables » auxquels seraient confrontées les entreprises du secteur des énergies fossiles si elles devaient compenser leurs émissions de CO2 futures, par exemple en plantant des arbres.

Publiés dans Nature Communications Earth & Environment, ces travaux prennent comme point de départ les réserves connues de charbon, de pétrole et de gaz des 200 principales entreprises des énergies fossiles. Selon la base de données Fossil Free Funds, le fait de les brûler générerait 673 milliards de tonnes de CO2, bien plus que le budget carbone restant pour limiter le réchauffement à 1,5 °C (130 milliards de tonnes).

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