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Les zones à faibles émissions (ZFE), pierre angulaire de la politique antipollution de l’air du gouvernement, sont-elles condamnées à disparaître ? Mercredi 26 mars, lors des discussions sur le projet de loi de simplification en commission spéciale, deux amendements proposant leur suppression ont été votés à une large majorité (26 voix pour, 11 contre et 9 abstentions). Peu importe que l’un vienne du Rassemblement national (RN) et l’autre du parti Les Républicains (LR), des députés du bloc macroniste les ont soutenus contre l’avis du gouvernement, tandis que la gauche s’est abstenue.
Matignon a « pris acte » de ce vote et le ministère de la transition écologique se montrait pessimiste sur une autre issue lors de l’examen dans l’Hémicycle, Agnès Pannier-Runacher promettant « une initiative commune dans les prochains jours, afin de poursuivre cet objectif de protection de la santé des Français avec les élus locaux ». Comme un aveu de défaite.
Même si ces amendements sont fragiles juridiquement, le vent de fronde contre les ZFE est puissant. Depuis le début de 2025, alors que l’interdiction progressive des véhicules les plus anciens des centres-villes se déploie timidement dans les 28 agglomérations de plus de 150 000 habitants qui n’en possédaient pas encore, pas moins de quatre propositions de loi ont été déposées. Le député RN du Gard Pierre Meurin demande leur abrogation pure et simple. Le député « insoumis » de l’Hérault Sylvain Carrière préconise leur suspension en l’absence d’alternative à la voiture. Le sénateur Horizons d’Indre-et-Loire Vincent Louault veut supprimer l’obligation d’instaurer une ZFE et en laisser la latitude aux collectivités. La députée LR de la Loire Sylvie Bonnet réclame un moratoire de cinq ans.
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