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L’oxygène moléculaire dans l’atmosphère a-t-il pu apparaître sur Terre autrement que par le truchement de la photosynthèse, il y a de cela 2,4 milliards d’années ? Un article paru en juillet dans la revue Nature suggère que les origines de la vie pourraient être liées à des phénomènes d’électrolyse sur les planchers océaniques, et non au seul effet du rayonnement solaire à la surface des mers du globe. De quoi provoquer l’émoi dans la communauté scientifique.
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C’est en juillet 2024, au moment précis où l’Autorité internationale des fonds marins (AIFM) réunissait comme chaque année ses Etats membres à Kingston, en Jamaïque, que l’article a été publié. Il était signé par une équipe de chercheurs dirigée par Andrew Sweetman, écologue des fonds marins à l’Association écossaise pour les sciences marines, et portait sur une étude réalisée dans le cadre d’une mission d’exploration océanique menée par The Metals Company (TMC) dans la zone de fracture de Clarion-Clipperton, entre le Mexique et Hawaï.
L’étude de M. Sweetman s’est révélée embarrassante pour TMC, alors même que l’entreprise canadienne bataille pour obtenir de l’AIFM l’autorisation d’aller collecter les minerais stratégiques qui reposent à plus de 4 000 mètres de profondeur. Nickel, cobalt, cuivre ou encore manganèse s’y trouvent dans des millions de concrétions de la taille de boules de pétanque. Il y aurait là de quoi fabriquer toutes les batteries des véhicules électriques requises par la transition énergétique en cours. Les enjeux sont énormes.
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