[ad_1]
Par rapport à 2019, la proportion des festivals mettant en place des actions de tri des déchets est passée de 13 % à 73 %, montrant un réel essor des pratiques écologiques. Les festivals doivent faire face à de nombreuses incertitudes économiques et environnementales.
55 % des festivals jugent que leur économie est incertaine. Sur ce point, 30 % estiment que cette incertitude pèse beaucoup, 25 % qu’elle pèse assez, tandis que 27 % considèrent qu’elle pèse peu. 45 % des festivals considèrent que la précarité des emplois au sein de leur organisation est un enjeu important.
Seulement 5 % des festivals voient le désistement d’un partenaire public comme une menace majeure, mais cette crainte pourrait augmenter à l’avenir en raison des contraintes budgétaires publiques.
La viabilité financière est mise à l’épreuve par une augmentation des coûts et une stagnation des recettes. 30 % des festivals déclarent que l’incertitude économique pèse beaucoup sur leur avenir, tandis que 25 % disent qu’elle pèse assez.
Les actions environnementales se multiplient, avec des mesures telles que le tri des déchets (73 % des festivals, contre 13 % en 2019), la réduction des déchets et l’approvisionnement en circuits courts. Cependant, des actions plus complexes, comme la transition vers des énergies non fossiles ou la réduction de l’impact des transports, restent marginales.
Ainsi, 57 % des festivals utilisent des approvisionnements en circuits courts pour réduire leur impact environnemental. Sauf que seuls 20 % y travaillent activement, car cela a un impact direct sur leur modèle économique, notamment pour les grands festivals qui dépendent des déplacements du public.
48 % des festivals se concentrent sur la réduction des déchets, et 46 % mutualisent leurs matériels avec d’autres événements pour réduire leur empreinte carbone. D’autres actions, comme l’augmentation de la part végétale dans l’alimentation, sont moins répandues, mais en forte croissance. Par exemple, 28 % des festivals ont mis en œuvre cette mesure en 2022.
12 % des festivals n’ont encore aucune action de tri des déchets, et 30 % n’ont aucune mesure visant à réduire l’impact des transports. Ces chiffres montrent que, bien que les festivals aient progressé en matière de durabilité, de nombreuses actions restent à approfondir, notamment sur les enjeux environnementaux et économiques.
La pandémie a profondément marqué le secteur, provoquant un retour aux réflexions sur la proximité, avec des festivals favorisant désormais davantage les artistes locaux et la relocalisation des prestataires. 97 % des festivals ayant intégré cette approche locale souhaitent la pérenniser dans l’avenir. Et 35 % des festivals estiment que cette transition a été provoquée par la pandémie.
26 % des festivals ont programmé davantage d’artistes locaux après la pandémie, un changement directement lié aux restrictions de mobilité imposées par le Covid.
À LIRE – Les festivals : entre création, gouvernance et transition
Beaucoup de responsables de festivals sont âgés de plus de 70 ans, mais seulement 11 % envisagent de quitter leur poste dans les cinq ans. 53 % des dirigeants souhaitent rester à la tête de leur festival. 19 % souhaitent transmettre la direction à quelqu’un de leur équipe, tandis que seulement 5 % envisagent de la transmettre à une personne extérieure. Le transfert de la direction reste souvent interne, ce qui pose des défis de formation et de renouvellement des compétences.
L’étude se base sur une enquête en ligne réalisée entre février et juin 2023, avec 1237 répondants, majoritairement des créateurs (55,6 %) et des directeurs de festivals (44,4 %). Elle est à retrouver intégralement ci-dessous.
Crédits photo : Lire en poche, à Gradignan – ActuaLitté, CC BY SA 2.0
[ad_2]
Source link