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THOMAS SAMSON / AFP
Valérie Pécresse photographiée en mai, au village olympique de Saint-Denis (photo d’illustration).
POLITIQUE – Valérie Pécresse est en colère. Au point que la présidente de la région Île-de-France, appartenant pourtant à la même famille politique que Michel Barnier, s’est autorisé un « petit mouvement d’humeur matinal » ce samedi 12 octobre. Dans son viseur, un détail du budget proposé par le gouvernement, dont le symbole est assez désastreux en cette période de disette budgétaire.
Alors que l’exécutif taille très fortement dans les dépenses, les dotations du Parlement et de l’Élysée augmentent sensiblement. Précisément, le budget de la présidence de la République gagne 3 millions d’euros par rapport à l’année dernière, celui de l’Assemblée nationale 10,3 millions d’euros et celui du Sénat 6 millions d’euros. Des rallonges budgétaires qui passent mal, alors que le gouvernement insiste sur la nécessité de faire des efforts, notamment sur le plan fiscal.
« Elle est où la République exemplaire ? »
« Les dotations des régions vont baisser en 2025 de 5 % mais on apprend que les budgets du Parlement et de l’Élysée augmenteront de 1,7 % et de 2,5 % ! Avec 41 ministres au gouvernement ? Elle est où la République exemplaire ? », interroge sur le réseau social X Valérie Pécresse, qui juge que l’État et les pouvoirs publics doivent montrer l’exemple.
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Dans un autre registre, mais sur le même sujet, le député de la Somme François Ruffin a également dénoncé ce paradoxe, en pointant surtout l’augmentation du budget de l’Élysée. « 4 000 profs en moins pour l’Éducation nationale, baisse des remboursements médicaux par la Sécu, coupes dans Ma Prime Rénov… Pour les Français c’est le rationnement, mais là-haut, dans son château, Macron augmente son budget de 3 millions d’euros ! », s’est indigné l’élu picard sur le même réseau social. Député insoumis de Charente, René Pilato n’y voit que « provocation, mépris et arrogance » de la part de l’exécutif.
Alors que le déficit a considérablement dérapé, le gouvernement prévoit une thérapie de choc pour redresser la barre : 60 milliards d’euros d’économies sur 2025. L’exécutif prévoit de faire peser les deux tiers de cet effort sur les dépenses publiques, soit 40 milliards, concernant la quasi-totalité des secteurs, y compris l’Éducation nationale. Sauf, manifestement, le train de vie du Parlement et de l’Élysée. Pas idéal dans le contexte où l’exécutif déploie des trésors d’imagination pour éviter de parler « d’austérité ».
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