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Le pacte de défense Arabie-Pakistan, un signal politique dans un Moyen-Orient en reconfiguration
Analyse
Hélène Sallon
Beyrouth, correspondante
L’accord de défense mutuelle stratégique signé le 17 septembre entre Riyad et Islamabad, qui détient l’arme nucléaire, répond à la préoccupation des Saoudiens quant à la fiabilité des garanties de sécurité américaines face à l’émergence d’Israël comme puissance hégémonique régionale.
Publié aujourd’hui à 20h00 Temps de Lecture 3 min.
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Esquisse d’une alliance de défense de type Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) au Moyen-Orient, extension du parapluie nucléaire pakistanais à l’Arabie saoudite… La signature, le 17 septembre, d’un accord de défense mutuelle stratégique entre l’Arabie saoudite et le Pakistan, seul pays musulman à détenir l’arme nucléaire, a donné lieu à toutes les spéculations. L’annonce, coïncidant avec la frappe menée, une semaine plus tôt, par Israël contre la direction du Hamas au Qatar, a été lue comme un signal adressé à l’Etat hébreu et aux Etats-Unis.
Riyad et Islamabad ont beau insister sur le fait que ce pacte institutionnalise seulement un partenariat sécuritaire ancien, plusieurs clauses de l’accord – tenu secret pour l’essentiel – instillent le doute. L’une d’elles stipule que « toute agression contre l’un ou l’autre pays sera considérée comme une agression contre les deux », en écho aux engagements de défense collective, tel l’article 5 de l’OTAN. La référence au « renforcement de la dissuasion commune » ainsi que des déclarations de responsables saoudiens et pakistanais laissent entendre que le Pakistan a étendu sa dissuasion nucléaire à l’Arabie saoudite.
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