La Nuit des Musées fait la part belle à l’écologie

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Après la Duck Race et les Francofolies, c’est au tour de la Nuit des Musées de se mettre au vert. Sept musées de Luxembourg-Ville se parent de leurs plus beaux atouts afin d’accueillir les visiteurs samedi 12 octobre. De 17h à 1h du matin, il sera possible de déambuler dans les allées de la Villa Vauban, du Casino Luxembourg et d’autres centres d’art.

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«Nous avons mis en place des navettes gratuites qui circulent entre les différents musées», précise Laura Zaccaria, la coordinatrice de l’événement. «Nous voulons motiver les gens à marcher et prendre les transports en commun. Depuis trois ans, notre offre a été renforcée par des minibus électriques.»

Cette mesure incitative, visant à réduire l’empreinte carbone, s’inscrit dans un cadre écologique plus large. En effet, la Nuit des Musées a obtenu cette année le label «Green Events» pour son organisation respectueuse de l’environnement.

L’écologie s’expose aux côtés des œuvres d’art

Lancé par le ministère de l’Environnement, du Climat et de la Biodiversité, ce label promeut les manifestations écoresponsables. «Nous avons été mis en contact avec une conseillère de “Green Events” en amont», souligne Laura Zaccaria. «Ce suivi nous a permis d’effectuer les ajustements nécessaires pour que la Nuit des Musées protège la planète.»

Concrètement, la stratégie repose sur plusieurs piliers. Outre le transport, diverses initiatives ont vu le jour. «Nous imprimons nos flyers sur du papier climatiquement neutre et 100% recyclé. Le programme de la soirée du 12 octobre est quant à lui disponible sur internet.»

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La coordinatrice du projet insiste également sur l’alimentation, avec des produits biologiques et locaux valorisés. «De plus, l’année dernière, nous avons déjà essayé de privilégier la vaisselle réutilisable, dans le but d’éviter les déchets. Mais c’était compliqué à gérer, car les food trucks sont des prestataires externes. Donc pour cette 23ème édition nous sommes très stricts avec les fournisseurs: ils doivent respecter nos règles “Green Events” et ne pas utiliser de contenants à usage unique.»

Indépendamment de ce label, il est important de se poser les bonnes questions. Il faut voir ce que nous pouvons améliorer dans notre travail de tous les jours.

Laura Zaccaria

coordinatrice de La Nuit des Musées

Depuis le 1er janvier 2023, la loi interdit les produits à usage unique en plastique lors des événements publics. Les barquettes, assiettes et couverts créés dans une matière différente, comme l’aluminium, sont encore autorisés, mais plus pour longtemps. En effet, la loi se durcit dès janvier 2025; seuls les contenants réutilisables seront acceptés, sur le modèle de l’économie circulaire.

Une avancée dont se réjouit Laura Zaccaria. «Cette législation va obliger les food trucks à revoir leur système de réutilisation de la vaisselle et c’est une bonne chose», juge-t-elle. Pour cette édition, deux options sont mises sur la table. Soit les prestataires possèdent eux-mêmes des contenants à usage multiple, soit le musée en loue et les met à leur disposition.

Un travail de longue haleine

Rome ne s’est pas faite en un jour et il a fallu du temps pour que la Nuit des Musées devienne écoresponsable. «Il y a eu beaucoup de préparatifs, qui ont commencé de manière intense l’an dernier.»

L’événement a été récompensé par le label «Mir engageieren eis» en 2023. Il s’agit d’un badge accordé aux manifestations respectant la moitié des critères «Green Events». Une sorte de label à mi-chemin encourageant Laura Zaccaria et son équipe à poursuivre leurs efforts.

Il est surtout question de petits ajustements au fur et à mesure.

Laura Zaccaria

coordinatrice de La Nuit des Musées

Pour ce samedi 12 octobre, l’ensemble des conditions est respecté et la Nuit des Musées obtient finalement le précieux sésame. «Si les mesures écologiques ont été amorcées en 2023, nous les avons perfectionnées cette année», se félicite l’organisatrice.

«Rendre la culture accessible au grand public»

Et cela ne se traduit nullement par des coûts financiers exorbitants. «Il s’agit d’un grand événement, nous avons investi pour proposer une belle offre aux visiteurs. Donc si nous mettons en place des mesures supplémentaires, bien sûr que cela engendre un coût. Le papier recyclé coûte plus cher que le papier classique, les produits biologiques aussi. Sans compter les bocaux réutilisables que les musées doivent louer.»

Les dépenses s’étalent néanmoins dans le temps. «Si une ampoule est changée en LED, elle sera opérationnelle plusieurs années de suite alors cela est rentable. Il est surtout question de petits ajustements au fur et à mesure.»

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Laura Zaccaria insiste sur le prix d’entrée à la Nuit des Musées. Il demeure inchangé depuis l’année dernière. Le jour J, il s’élève à 15 euros pour les adultes, 7 euros pour les jeunes jusqu’à 26 ans. L’entrée est gratuite pour les enfants. «Notre objectif consiste à rendre la culture accessible au grand public, d’où notre tarif raisonnable.»

Une reconnaissance du travail réalisé

Pour Laura Zaccaria, l’obtention du label «Green Events» représente une récompense. Il s’agit d’une forme de reconnaissance du travail effectué par les équipes des musées. «Et indépendamment de ce label, il est important de se poser les bonnes questions», sourit-t-elle. «Il faut voir ce que nous pouvons améliorer dans notre travail de tous les jours.»

La coordinatrice espère que la démarche écoresponsable de la Nuit des Musées pourra inspirer d’autres rassemblements publics. «De plus en plus d’événements s’engagent dans cette voie respectueuse de la planète, c’est une bonne dynamique. À première vue, cet engagement peut faire peur, car l’on pense que c’est lié à des coûts et du travail supplémentaires. Mais ça devient de plus en plus facile d’édition en édition.»

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Le secret de la réussite selon elle? Amener des modifications au fil du temps, comme utiliser du papier entièrement recyclé. «Avec des petites modifications, nous pouvons avoir un grand effet sur l’environnement.»

Que voir lors de la Nuit des Musées ?

Sept musées ouvrent leurs portes en nocturne, de 17h à 1h du matin samedi 12 octobre. Voici quelques idées d’activités et d’expositions à découvrir tout au long de la nuit.

  •  Au Lëtzbuerg City Museum, les enfants pourront s’amuser à créer un renard dans un atelier d’arts plastiques, de 17h à 23h.

  • Le Nationalmusée um Fëschmaart propose également un atelier créatif durant lequel les petits réaliseront des masques costumés.

  • Du côté du Casino Luxembourg, une artiste livrera une performance originale, invitant le spectateur à pratiquer la pleine conscience face à l’art.

  • La Villa Vauban n’est pas non plus en reste. Petits et grands pourront s’amuser à créer des cartes postales à l’aide de tampons et de pochoirs. Une exploration des casemates dans le parc de la Villa Vauban aura également lieu à 18h, 20h et 22h.

  • Le Natur Musée propose quant à lui un workshop sur les animaux et la manière dont ils se protègent face au froid.

  • Le musée Dräi Eechelen offre des visites guidées, notamment sur sa collection d’armes et les maquettes historiques de Luxembourg-Ville.

  • Au Mudam, l’accent est mis sur les technologies vintage, avec la création d’images retro grâce à des magnétoscopes et autres appareils des années 1980-90.

Toutes les informations pratiques sont à retrouver sur le site de la Nuit des Musées.

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