La Gironde, dernier département en vigilance orange « crues »

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Après des pluies diluviennes qui se sont abattues sur le centre-est et le sud-est de la France, l’heure est à l’accalmie. Seul le département de la Gironde reste placé en vigilance orange « crues », samedi 19 octobre, tandis que vingt-cinq départements sont désormais en vigilance jaune, selon Météo France.

L’organisme de prévisions météorologiques note, dans son bulletin de 10 heures, une « crue importante lors des pleines mers sur la confluence Garonne Dordogne » dans le « secteur de Bordeaux ». « Le préfet de la Gironde appelle chacune et chacun à la plus grande vigilance », rapporte un communiqué de la préfecture, précisant que cette vigilance orange concerne « l’ensemble des communes de la confluence Garonne et Dordogne ».


1 département en vigilance orange
Cette carte montre le niveau de vigilance météorologique et les risques de crues par département.
Mise à jour le 19 octobre 2024 à 10 heures, valable jusqu’au 20 octobre 2024 à minuit.

Couleurs adaptées aux daltoniens

Situation susceptible d’évoluer. Si la période couverte pour cette carte n’est plus valide, consultez le site de Météo France.
Source : Météo-France






Vendredi matin, la vigilance rouge « crues » avait été levée dans les quatre derniers départements concernés (Rhône, Loire, Haute-Loire et Lozère), tandis que dix-huit départements de la moitié sud restaient concernés par une vigilance orange « crues » ou « pluie-inondation ».

L’autoroute A47 est complètement rouverte dans les deux sens entre Saint-Etienne et Lyon, selon Bison futé, à temps pour les départs en vacances. La ligne TER (trains régionaux) Lyon-Saint-Etienne, la plus fréquentée de France, reste, en revanche, coupée. Une reprise partielle du trafic est prévue lundi sur l’axe Lyon-Givors, mais le retour à la normale pourrait durer plus longtemps sur la zone la plus touchée (entre Givors et Saint-Etienne).

Dans le Centre-Est, les secours ont effectué 2 300 interventions lors des intempéries, jugées comme l’épisode cévenol le plus violent « depuis quarante ans », selon le premier ministre, Michel Barnier.

Les pluies, qui ont atteint 600 à 700 millimètres sur certaines zones de l’Ardèche, ont fait trois blessés légers en Auvergne-Rhône-Alpes. A Paris, un arbre est tombé sur une famille, dont le père n’a pas survécu, sans que le lien avec les intempéries soit formellement établi.

Un député de l’Ardèche demande d’épargner les collectivités des coupes budgétaires

Le député (Parti Socialiste) de l’Ardèche Hervé Saulignac a demandé au gouvernement d’épargner les collectivités territoriales, et en particulier son département, le plus affecté par les inondations, de « la ponction » envisagée dans le projet de budget 2025.

Les débats sur le budget à l’Assemblée nationale évoquent régulièrement un possible « effort » des collectivités locales, qui pourrait atteindre 5 milliards d’euros. Selon le député, la contribution de l’Ardèche devrait « avoisiner les 8 millions d’euros », écrit-il dans une lettre adressée à M. Barnier dont l’Agence France-Presse (AFP) a obtenu copie. Or « les dégâts, impossibles à évaluer à ce stade, se monteront à plusieurs millions d’euros pour des communes modestes, puisque 70 % d’entre elles comptent moins de 1 000 habitants ».

Ces communes vont donc se tourner vers le département, qui aura déjà à financer le coût des importantes opérations de secours effectuées par les pompiers, souligne l’élu, président du conseil départemental ardéchois de 2012 à 2017. Il demande donc de placer l’Ardèche dans la liste des vingt départements non contributeurs, où figurent déjà le Gard et la Lozère, deux départements voisins.

Sur Franceinfo, le député a fait savoir qu’une « dizaine de maires » lui avaient dit que « cinq ou dix ans de budget d’investissements dans leur commune ne suffiront pas à réparer les dégâts ». « A l’heure où l’on aura besoin de beaucoup d’argent pour reconstruire », il faut « laisser cet argent [des collectivités] dans la caisse », a-t-il dit, regrettant qu’une « aide exceptionnelle », qui serait pourtant nécessaire, « n’existe pas et [ne soit] pas prévue ».

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La branche lyonnaise de Greenpeace a, quant à elle, appelé à une « contribution des entreprises pétrogazières » pour la réparation des dommages, compte tenu de leur « responsabilité » dans le changement climatique et des « profits exceptionnels qu’elles ont enregistrés ces dernières années ».

Le Monde avec AFP

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