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Un angle mort de sa longue carrière politique. Ministre de l’éducation nationale entre 1993 et 1997, éphémère garde des sceaux en 2017, figure du centrisme… François Bayrou est sur la scène politique depuis plusieurs dizaines d’années, mais n’a que très peu évoqué la question écologique au long de sa carrière. Même si cette thématique était présente dans ses programmes de campagne présidentielle – en 2002, 2007 et 2012 –, le Béarnais n’a laissé que très peu de souvenirs verts, même à ses anciens proches.
« Il avait quand même parlé des impacts de la consommation de viande lors d’un discours en 2012 », se remémore Yann Wehrling, ancien porte-parole du MoDem et vice-président de la région Ile-de-France. « A part la certitude qu’il serait un jour président, qui peut vraiment savoir ce que pense M. Bayrou ? Alors, sur l’écologie… », ironise Jean-Luc Bennahmias, ancien député européen MoDem.
L’arrivée de ce nouveau premier ministre inquiète les associations. Car M. Bayrou, déjà confronté à la gestion de crise du passage du cyclone Chido à Mayotte, sera désormais à la tête de la planification écologique, toujours sous la responsabilité de Matignon. Anne Bringault, en charge des programmes du Réseau Action Climat, qui regroupe plusieurs dizaines d’associations, décrit un homme « qui n’a jamais été très vocal sur le climat » et craint les « risques de coup d’arrêt ». « On l’entend très peu sur ces sujets, estime Morgane Piederrière, responsable du plaidoyer au sein de France Nature Environnement (FNE). Quand nous avions écouté son discours après sa nomination au Haut-Commissariat au plan, nous avions le sentiment qu’il était passé à côté de cet enjeu. »
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