De la « dénumérisation » à l’explosion des usages : l’impact des data centers sur la consommation électrique en France auscultée
Par Perrine Mouterde
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L’essor de la consommation électrique des centres de données, dopée par le développement de l’intelligence artificielle (IA), est-il inévitable ? Dans quelle proportion ? Cette croissance annoncée est-elle compatible avec le respect des engagements climatiques ? Des choix politiques, et de société, peuvent-ils influer sur les trajectoires ? Dans un épais rapport publié mardi 6 janvier, l’Agence de la transition écologique (Ademe) livre des éléments de réponse et éclaire les termes du débat.
Cette publication dresse d’abord un état de lieu de la consommation actuelle d’électricité de ces infrastructures en France. Elle dessine ensuite un scénario tendanciel ainsi que quatre scénarios prospectifs très différents, allant d’une option misant fortement sur la sobriété numérique à une autre pariant sur les innovations technologiques.
Réalisée en concertation avec de nombreux acteurs (ministères, RTE et Enedis – gestionnaires, respectivement, du réseau de transport et de distribution d’électricité…), elle s’inscrit dans le cadre des scénarios énergétiques plus larges réalisés par l’Ademe et baptisés « Transition(s) 2050 ». Depuis la publication de ces scénarios en 2021, et alors qu’ils sont en train d’être mis à jour, le rôle central des data centers s’est imposé comme un paramètre majeur.
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