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À l’occasion de la conférence des donateurs qui s’est tenue en marge de la COP 16 biodiversité à Cali (Colombie) le 28 octobre 2024, la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, a annoncé une contribution de la France de 5 millions d’euros au Fonds du cadre mondial pour la biodiversité (Global Biodiversity Framework Fund – GBFF).
Créé à la demande de la COP 15 de la Convention sur la biodiversité biologique en 2022, le GBFF a pour mission de soutenir les pays en développement dans la mise en œuvre du Cadre Mondial pour la Biodiversité de Kunming-Montréal. Il est hébergé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), institution de financement consacrée à un ensemble de six conventions multilatérales pour l’environnement. Mis en place 18 mois après la COP15, le GBFF est une institution relativement jeune, qui correspond à la demande exprimée par nombre de pays en développement de bénéficier d’un mécanisme de financement propre à la Convention sur la biodiversité biologique.
Un montant encore loin des objectifs
Sept autres pays ont également ont annoncé mettre la main à la poche : l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark, la Norvège, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni et la province canadienne du Québec, portant le montant total des dons à 163 millions de dollars, et à 400 millions de dollars depuis sa création.
Ce montant est néanmoins bien loin des engagements pris dans le cadre de l’accord de Cunming-Montréal à la COP15. Les Etats s’étaient engagés à mobiliser 200 milliards de dollars par an d’ici à 2030.
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