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Les injonctions de changement des pratiques pour préserver et
restaurer les ressources naturelles afin d’assurer l’équilibre et
la fonctionnalité des écosystèmes comme pour limiter le réchauffement
climatique s’adressent à tous les citoyens et secteurs d’activités,
dont l’agriculture. Le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution
du climat (GIEC) mis en place en 1988 préconise une transformation
systémique et met en avant le développement résilient au changement
climatique, fondé sur la mise en œuvre, de manière intégrée, des politiques
d’adaptation au changement climatique, des politiques de protection
de la biodiversité et des écosystèmes, et des politiques de réduction
rapide des émissions de gaz à effet de serre. Le secteur de l’agriculture
est bien identifié dans le 6e rapport du GIEC comme devant
être mobilisé pour réduire les émissions, avec des bénéfices attendus
pour la biodiversité. La France et l’Europe promeuvent l’agroécologie
comme la révolution à réaliser, qui dessinera une agriculture durable
et contribuera à la santé et au bien-être global tout en assurant
une alimentation sûre, de qualité et abordable en termes de prix et
d’accès des denrées. En ligne avec la transition écologique et la
décarbonation des sociétés qui ont démarré (Accord de Paris, Pacte
Vert européen), le développement d’une agriculture écoresponsable
est devenu une nécessité portée par la transition agroécologique.
L’agroécologie, un terme forgé dans les années 1920, évoque l’appropriation
par l’agronomie des concepts et méthodes de l’écologie scientifique.
Elle consiste en diverses pratiques favorisant des fonctions écologiques
utiles à l’amélioration de l’activité agricole . Sa mise en œuvre
sera conditionnée par des avancées scientifiques et des choix techniques,
sociétaux, économiques et politiques. Le numérique est présent dans
la plupart des secteurs d’activité y compris l’agriculture. Il est
identifié comme un levier important à mobiliser pour l’agroécologie,
afin notamment d’améliorer les outils d’aide à la décision grâce à
la diversification des données, leur acquisition et leur traitement
en masse pour transformation en information utile et utilisable (notamment
avec les techniques dites d’intelligence artificielle) et au développement
d’agroéquipements attendus pour réduire la pénibilité des tâches agricoles
en conditions agroécologiques.
Cet article introductif a pour ambition de brosser un panorama
des enjeux portés par l’agroécologie et du potentiel offert par l’intelligence
artificielle et le numérique y compris dans sa version lowtech, dans
une perspective d’usage sobre et responsable du numérique, hors de
tout solutionnisme technologique.
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