En Moselle, le Conseil d’Etat met fin à un projet d’extraction du gaz de mine vieux de près de vingt ans

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En Moselle, le Conseil d’Etat met fin à un projet d’extraction du gaz de mine vieux de près de vingt ans

Le 16 décembre, le décret de l’Etat accordant à La Française de l’énergie le permis d’exploiter le gaz de charbon mosellan a été annulé pour des raisons environnementales, liées à la protection des nappes aquifères.

Par  (Metz, correspondance)

Publié aujourd’hui à 09h10

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Bernard Starck, ancien mineur de charbon qui a notamment travaillé au puits de La Houve jusqu’à sa fermeture en 2004, montre une photo prise avec ses collègues ainsi que d’autres souvenirs de sa vie professionnelle. Chez lui, à Forbach (Moselle), le 13 avril 2024.

Les mines de Moselle ne vivront pas de deuxième jeunesse. A l’arrêt depuis 2004 et la fermeture du puits de La Houve, marquant la fin de l’extraction charbonnière en France, elles ne fourniront pas les Français en gaz. Ainsi en a décidé, le 16 décembre, le Conseil d’Etat. En annulant le décret accordant à La Française de l’énergie (FDE) la concession Bleue Lorraine, elle met fin au projet d’exploiter les gaz de couche dans le sous-sol mosellan, lancé en 2006.

Cette société privée cotée en Bourse, productrice d’énergies bas carbone, dont le siège se situe à Pontpierre, au cœur de ce même bassin, avait ravivé l’espoir des nostalgiques de la mine en proposant d’exploiter d’une autre manière cet or noir laissé à l’abandon. Selon elle, il renferme 370 milliards de mètres cubes de méthane, prisonnier des veines de charbon, dans un périmètre de 191 kilomètres carrés comprenant quarante communes. Soit de quoi couvrir entre 8 et 10 % de la consommation énergétique française pendant vingt ans.

Pour la plus haute juridiction de l’ordre administratif, il existe un trop grand risque d’atteinte aux ressources en eau pour capter le gaz. En décembre 2023, quatre associations environnementales l’avaient saisie alors que la FDE venait d’obtenir de haute lutte ce décret. Le gouvernement s’était en effet opposé à cette exploitation, mais le groupe l’avait attaqué devant le tribunal administratif, qui lui avait donné gain de cause, estimant trop longs les délais d’instruction du dossier déposé en 2018.

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