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Du navire orange des sauveteurs en mer du Croisic (Loire-Atlantique), immobile au large de la côte sauvage, Olivier Pierre-Duplessix plonge une longue bouteille grise dans l’océan. Le technicien de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) fait glisser machinalement entre ses doigts la corde accrochée au dispositif lesté, qui permet de prélever de l’eau de mer. « On va l’envoyer au fond. Je descends assez vite : on dérive un peu », explique-t-il. Ramené à bord, le liquide recueilli à 28 mètres de profondeur est alors réparti dans plusieurs flacons.
Au laboratoire de Nantes, les scientifiques de l’Ifremer y scruteront la présence de microalgues, ces organismes unicellulaires, qui se situent à la base de la chaîne alimentaire marine, et qui peuvent, pour une partie des espèces, être à risque pour la santé humaine.
En mars et avril, une prolifération d’ampleur de Pseudo-nitzschia australis a ainsi entraîné la fermeture de la pêche et du ramassage de tous les coquillages en Loire-Atlantique, sur une large part du Morbihan, et sur une partie des littoraux vendéens et finistériens. La toxine – dite amnésiante – que produit Pseudo-nitzschia australis peut, en effet, s’accumuler dans les coquillages et les crustacés, et entraîner des troubles neurologiques pour les personnes qui les consomment.
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