Compléments alimentaires : la FAO alerte sur des risques souvent sous-estimés

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« J’ai eu une gastrite – une inflammation de la paroi de l’estomac – qui a duré près de cinq mois. C’était un véritable calvaire », raconte Honorine Blanchard, 27 ans, étudiante auxiliaire de puériculture à la Croix-Rouge. Pendant près de trois ans, la jeune femme a consommé simultanément une dizaine de compléments alimentaires par jour. « Je cherchais à améliorer ma santé, renforcer mon système immunitaire, faire pousser mes cheveux. Je pensais que cela ne pouvait être que bénéfique », confie-t-elle.

Dans un nouveau rapport publié mardi 29 avril, l’Agence des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) met en garde contre les potentiels effets nocifs des compléments alimentaires. Vitamines B, C, D, oligo-éléments, extraits de plantes… : « Ils sont généralement perçus comme sûrs et bons pour la santé, mais leur utilisation sans une compréhension adéquate ou sans l’avis de professionnels qualifiés peut entraîner des problèmes de sécurité alimentaire », explique Maura Di Martino, spécialiste de la sécurité sanitaire des aliments à la FAO et auteure du rapport.

Au cours des vingt dernières années, la consommation de compléments alimentaires a connu une forte progression. En France, la troisième étude individuelle nationale des consommations alimentaires (INCA 3), menée en 2014-2015, évalue que leur usage a doublé par rapport à la période 2006-2007. Une tendance confirmée par une étude Toluna Harris Interactive pour le Syndicat national des compléments alimentaires (Synadiet) : en 2024, 61 % des Français déclaraient avoir eu recours à ces produits, contre 56 % en 2018. « De plus en plus de personnes cherchent à préserver leur santé et voient dans les compléments alimentaires une solution facile. La publicité et les réseaux sociaux jouent un rôle-clé dans cette évolution », note Maura Di Martino.

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C’est le cas d’Honorine Blanchard, qui avoue avoir été influencée par les réseaux sociaux.
« Je n’ai pas consulté de médecin, mais, sur les réseaux, j’ai regardé plusieurs vidéos qui prônaient l’utilisation de compléments. J’achetais une partie des produits dans les magasins de grande distribution et les autres sur Internet », explique-t-elle.

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