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Chido, le cyclone le plus intense qu’ait connu Mayotte depuis quatre-vingt-dix ans, a ravagé l’archipel de l’océan Indien, où environ un tiers de la population vit dans de l’habitat précaire, totalement détruit. Le géographe Frédéric Leone, professeur des universités et directeur du laboratoire de géographie et d’aménagement de Montpellier, revient sur les facteurs de vulnérabilité de ce département français.
Comment expliquer l’ampleur des dégâts à Mayotte ?
Le cyclone Chido est venu percuter un territoire très vulnérable et très mal préparé. Mayotte est exposée à l’activité cyclonique mais sa population n’a pas la culture du risque. D’abord, parce qu’il y a une grande croyance dans l’imaginaire mahorais que Madagascar les protège des cyclones, ce qui n’est pas entièrement vrai. Ensuite, il y a une part de fatalisme et l’idée que les cyclones vont frapper les autres et pas soi-même.
Au niveau de l’Etat, les nombreux problèmes auxquels est confrontée Mayotte – la crise de l’eau, le choléra, l’insécurité chronique ou le Covid-19 – ont détourné les autorités du risque cyclonique, ces dernières années. Mayotte n’a pas autant avancé que les autres territoires ultramarins en termes de préparation et d’adaptation au réchauffement climatique. Les plans communaux de sauvegarde, qui permettent de gérer les crises, ne sont pas totalement à jour et ont rarement été testés dans le cadre d’exercices.
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