[ad_1]
L’Europe étranglée par l’énergie chère
« L’Europe décroche » (2/6). Depuis la guerre en Ukraine, le prix du gaz européen oscille entre trois et cinq fois celui des Etats-Unis, étouffant le tissu industriel. Quant à la transition énergétique, censée réduire la dépendance, elle se traduit mal dans les prix, faute d’interconnecteurs entre les pays.
Par Eric Albert, Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale) et Sandrine Morel (Madrid, correspondante)
Temps de Lecture 7 min.
- Partager sur Facebook
- Envoyer par e-mail
- Partager sur Linkedin
Article réservé aux abonnés
Presque trois ans après le début de la guerre en Ukraine, les répliques du choc gazier n’en finissent pas de se propager à travers l’Europe. Bien sûr, la grande crainte du black-out de 2022, quand le président russe, Vladimir Poutine, a unilatéralement mis fin à l’essentiel de l’approvisionnement en gaz, a disparu. Les stocks sont, aujourd’hui, bien remplis, et les risques de pénurie faibles. Mais la panique a été remplacée par un problème beaucoup plus profond : celui de l’érosion de long terme de la compétitivité européenne.
« Tant que les entreprises paieront plusieurs fois le prix de l’énergie des Etats-Unis ou de la Chine, il sera impossible d’être compétitif », avertissait Mario Draghi, l’ancien président de la Banque centrale européenne (BCE), lors d’une conférence, en octobre, à l’Agence internationale de l’énergie. Son rapport remis à la Commission européenne, en septembre, souligne que le prix du gaz en Europe est désormais trois à cinq fois plus élevé que celui des Etats-Unis, contre deux à trois fois avant la guerre en Ukraine. En cette mi-décembre, il tourne autour de 14 dollars par BTU (environ 13,3 euros par British thermal unit, une unité de volume), contre 3 dollars outre-Atlantique.
Il vous reste 89.79% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
[ad_2]
Source link