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Après avoir fortement augmenté pendant une décennie, la population de loups en France stagne, voire diminue. La nouvelle estimation officielle, communiquée au Monde par la préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes, jeudi 12 décembre, est de 1 013 individus. La population lupine avait été estimée à 1 003 animaux en 2023, et 1 096 en 2022.
Chaque année, ce chiffre est particulièrement attendu, à la fois par les éleveurs et par les associations de protection de la nature : c’est à partir de cette estimation qu’est fixé le nombre de loups qui pourront être tués l’année suivante de manière dérogatoire, afin de protéger les troupeaux. En France, depuis 2020, l’Etat autorise l’abattage de 19 % des effectifs – l’un des taux les plus élevés d’Europe. La préfecture confirme que ce taux sera maintenu en 2025 et qu’un nombre maximal de 192 canis lupus pourront être tués.
« Encore une fois, cette estimation ne reflète pas du tout la pression de prédation que l’on constate au niveau national et ce que vivent les éleveurs, réagit Claude Font, responsable loup de la Fédération nationale ovine. Il y a une augmentation des victimes et des constats de dégâts. Aujourd’hui, on a tué 202 loups sur les 209 autorisés [en 2024]. L’année prochaine, on va laisser les éleveurs seuls face à la prédation ; je suis vraiment découragé. »
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