En Camargue, le tracé de la ligne à très haute tension vers Fos-sur-Mer unit contre lui élus, agriculteurs, écologistes et acteurs économiques

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En Camargue, le tracé de la ligne à très haute tension vers Fos-sur-Mer unit contre lui élus, agriculteurs, écologistes et acteurs économiques

Les opposants au projet de l’Etat portent une solution d’enfouissement de la liaison 400 000 volts destinée à décarboner la zone industrialo-portuaire.

Par  (Marseille, correspondant)

Publié aujourd’hui à 12h04, modifié à 12h12

Temps de Lecture 2 min.

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Une banderole témoigne de l’opposition au projet de ligne électrique aérienne de 400 000 volts de Réseau de transport d’électricité (RTE) sur le Gard et la Camargue pour aider à décarboner le site industriel de Fos-sur-Mer, à Fourques, le 5 juin 2024.

En Camargue, le projet de ligne aérienne à très haute tension (THT) qui doit relier Jonquières-Saint-Vincent (Gard) à la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) ne passe pas. Lundi 9 décembre, devant près de 500 personnes remplissant la salle des fêtes d’Arles, le collectif Stop THT 13/30, soutenu par plus d’une centaine d’associations environnementales, de syndicats agricoles, de structures économiques, touristiques et culturelles du territoire arlésien, mais aussi du Gard voisin, a présenté un plan alternatif au tracé choisi par l’Etat. Un projet en deux volets. D’abord le déplacement et l’enfouissement total de la ligne le long du Rhône. Puis la résurrection de la ligne Midi-Provence, une liaison électrique sous-marine entre l’Occitanie et Fos-sur-Mer dont RTE a abandonné la réalisation au milieu des années 2010. « Nous sommes une contestation atypique : on ne s’oppose pas, on propose ! », se félicite le biologiste à la retraite Jean-Laurent Lucchesi, un des stratèges du collectif.

Le 27 septembre 2024, le préfet de région, Christophe Mirmand, a dévoilé le parcours de la ligne aérienne de 400 000 volts censée apporter l’électricité nécessaire à la décarbonation des sites de pétrochimie et de sidérurgie et aux nouveaux projets de production d’hydrogène ou de fer bas carbone de Fos. Long de 65 kilomètres, ce tracé dit « de moindre impact » nécessite l’implantation de 180 pylônes géants. Mais, surtout, il traverse une partie du parc naturel régional de Camargue, la réserve naturelle nationale des Coussouls de Crau, des zones classées Natura 2 000 et gèlerait, selon ses opposants, 1 300 hectares de terres agricoles dans le delta du Rhône. Le 2 décembre, l’Alliance méditerranéenne pour les zones humides, qui regroupe 29 organisations de protection de l’environnement, a lancé une « alerte rouge » auprès des autorités françaises et européennes, pour dénoncer le projet. « La principale menace concerne les oiseaux, dont près de 400 espèces sont recensées sur le tracé », s’alarme Jean-Luc Moya, membre de l’alliance et du collectif Stop THT.

Soutenu par la région Sud et la mairie de Fos-sur-Mer, qui ne veulent pas voir le projet prendre du retard, le tracé choisi par l’Etat crispe tout le pays d’Arles. Il réussit même à réunir dans une même dynamique, des opposants historiques, comme les agriculteurs et les associations environnementales. Lundi 9 décembre, les adhérents de la FNSEA et de la Coordination rurale ont symboliquement garé leurs tracteurs devant la salle des fêtes avant de monter sur scène. Politiquement, c’est également l’unanimité. Le Rassemblement national, représenté par le député Emmanuel Taché de La Pagerie côtoie la gauche locale et le maire Horizon d’Arles, Patrick de Carolis.

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