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Dans le cadre des semaines européennes du développement durable (du 18 septembre au 8 octobre), le Centre hospitalier Eure-Seine (sites de Vernon et d’Évreux) marque le coup et valorise ses actions menées en matière de transition énergétique et écologique.
Le 5 septembre dernier, lors du 5e Congrès de la Fédération hospitalière de France de la région Normandie, une cinquantaine d’établissements hospitaliers (hôpitaux et Ehpad) de la région, dont le CH Eure-Seine et le groupement hospitalier de territoire (GHT) dont il fait partie, ont signé la charte de la transition écologique en santé qui pose les bases des règles de bonnes pratiques en matière de développement durable à l’hôpital (lire encadré).
L’engagement du Directeur général
C’est une volonté du Directeur général du CH Eure-Seine, Jérôme Rifflet, de valoriser ce que l’hôpital met en avant en matière d’écologie depuis quelques années déjà et d’aller plus loin. Par sa signature, il prouve son engagement de mettre en place ce qui est nécessaire pour que cette transition se passe au mieux.
Son objectif : que les signataires soient acteurs de la santé tout en participant à la réduction de l’empreinte carbone des établissements de santé en Normandie. Une vision tournée sur le long terme car le plan d’action est prévu pour la période 2024-2028.
Création d’un Comité de pilotage
Si la charte relève du volontariat, elle est aussi conditionnée par des aspects réglementaires. En effet, le décret tertiaire (Décret n° 2019-771 du 23 juillet 2019 relatif aux obligations d’actions de réduction de la consommation d’énergie finale dans des bâtiments à usage tertiaire, Ndlr) oblige les hôpitaux à baisser leur énergie de 40 % d’ici 2030.
La convention intègre évidemment cet objectif national de sobriété énergétique ainsi que 15 autres objectifs à atteindre.
Nous avons une réelle ambition d’avancer sur ce sujet et de l’intégrer pleinement dans notre fonctionnement au quotidien.
Dans quelques jours, un Comité de pilotage du développement durable sera lancé pour créer une dynamique transversale afin de mener à bien les actions face aux enjeux de l’écologie. Ce comité devrait ajouter des objectifs liés aux actions de décarbonisation notamment en matière de déchets, d’énergie et d’alimentation.
« Les derniers kilomètres sont les plus durs »
Si aujourd’hui, le CH Eure-Seine s’empare encore plus du sujet, le développement durable a été initié, il y a une dizaine d’années déjà.
Nos actions se sont essentiellement traduites par une réduction d’énergie en termes de consommation électrique et en termes de consommation de gaz. En dix ans, nous avons fait une économie de 30 % sur la consommation électrique et concernant la consommation de gaz, transformée en chaleur, c’est de l’ordre de 40 à 45 % d’économie.
Et de poursuivre : « Cela s’est traduit par un reparamétrage des installations comme la réduction de la plage horaire en matière de chauffage, le changement des éclairages en LED ou encore au niveau des réfrigérateurs, qui sont de gros consommateurs d’électricité.
Si les premières années, la courbe de la réduction a considérablement baissé, « les derniers kilomètres sont les plus durs », métaphorise Séverine Gipson. En effet, les équipes du service technique du CH Eure-Seine se rapprochent du stade maximal des efforts. « Il reste tout de même une marge de manœuvre », confie Stéphane Drouet.
C’est là où le comité de pilotage devient très utile car il va pousser plus loin cette réflexion en termes d’efforts.
Verdir la pratique de soins
En termes de bonnes pratiques, à Vernon, il y a l’IRM verte (Imagerie par résonance magnétique, Ndlr). Mise en place il y a un an, elle consiste à récupérer le reliquat de Gadolinium (médicament magnétique que le patient achète et qui lui est injecté avant de passer une IRM, Ndlr) pour éviter qu’il ne se retrouve dans les sols ou les eaux.
En 2019, il avait été retrouvé des traces de Gadolinium médical, dans les coquilles Saint-Jacques. Avec l’IRM verte, aujourd’hui, on contient le produit. Chaque reliquat est renversé dans un flacon que nous renvoyons à l’industriel, qui en fait des aimants ou des écrans plasma.
En un an, avec les quatre machines d’IRM que possède le CH Eure-Seine, ce sont 10 000 litres qui ont été récupérés et renvoyés. Une ambition qui s’inscrit dans l’un des 16 objectifs de la Charte. « C’est un médicament magnétique, non souillé et de bonne qualité auquel on redonne une seconde vie », ajoute la conseillère en transition énergétique.
Les services maternité du GHT ont recyclé 578 kg de mini-biberons vides (environ 25 000 mini biberons) permettant de fabriquer des composants plastiques et qui reformeront des baignoires pour bébés ou des corbeilles en plastique.
Une charte, 16 thématiques
Les établissements de la Fédération hospitalière de France Normandie ont souhaité traduire leurs objectifs de développement durable en actions concrètes, en lien avec le plan régional de santé établi sur la période 2023-2028.
Le plan d’action est articulé autour de 16 objectifs thématiques « afin que les établissements puissent la mettre en œuvre dans leurs structures » :
Suivre des objectifs généraux quantifiés de réduction de l’empreinte carbone et environnementale
Mettre en place une gouvernance opérationnelle dédiée à la transition écologique
Former l’ensemble de ses salariés à la transition écologique
Réduire activement la consommation de médicaments, produits pharmaceutiques et dispositifs médicaux par l’écoconception des soins
Adapter et assainir (ou » décarboner « ) l’alimentation de ses usagers et salariés
Développer sa politiques d’achats » écoresponsables «
Engager et renforcer sa sobriété énergétique
Préserver la ressource en eau
Développer les mobilités durables alternatives à la voiture thermique individuelle
Réduire la quantité de déchets produite par son activité
Améliorer la qualité de l’air intérieur et des rejets (eaux usées, fumées, etc.)
Engager des démarches de sobriété dans le domaine du numérique
Sensibiliser les usagers
Développer la prévention sanitaire et écologique
Adapter les structures au réchauffement climatique et aux conséquences sur l’environnement
Soutenir la biodiversité.
Autre exemple : les gaz utilisés dans les blocs opératoires, comme anesthésiants ont également été substitués. « Deux types de gaz étaient utilisés en bloc opératoire. Il s’est avéré qu’ils étaient polluants car ils détruisaient la couche d’ozone. À Vernon et à Évreux, nous les avons substitués par deux gaz halogénés beaucoup moins impactants pour les émissions de gaz à effet de serre. Il s’agit de verdir notre pratique de soins », témoigne Séverine Gipson.
C’est aussi l’achat de produits moins polluants, plus verts, tout en conservant une qualité fiable d’utilisation. Dans la Charte, c’est la politique d’achat écoresponsable. Plus que les déchets, « on va réfléchir en cycle de vie d’un produit, penser à sa filière de sortie.
Troisième pilier du concept de développement durable, après l’environnement et l’aspect économique : l’humain. La charte inclut aussi les usagers qui gravitent autour du système hospitalier. On parle évidemment du personnel des hôpitaux et des Ehpad mais également leurs résidents et leurs visiteurs.
« La prise en compte des usagers est un paramètre que nous ne pouvons laisser de côté. Nous les incluons dans notre volonté d’incitation vers ces bonnes pratiques. Cela passe par de la sensibilisation via nos communications internes », explique Séverine Gipson. Un volet plus difficilement quantifiable mais qui s’inscrit dans l’ambition active de décarbonation.
Un bilan attendu
Après le diagnostic et l’apport de solutions, comment mesurer l’efficacité de ces actions? « Le bilan, ce sont les émissions de gaz à effet de serre », déclare Séverine Gipson. Tous les trois ans, un bilan est réalisé sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. C’est ce bilan qui permet de voir si les actions ont eu un impact dans la diminution de l’empreinte carbone.
Actuellement en cours de réalisation, « nous verrons si nos premières actions ont eu un impact. Nous sommes conscients que nous ne sommes qu’un maillon de la chaîne. Mais nous, l’hôpital, nous nous sommes fixés dans cet objectif national de réduction de deux tonnes de CO2 par habitant d’ici 2050 », conclut la conseillère en transition énergétique et écologique.
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