L’Eyrieux polluée aux métaux lourds ? : le manque de communication inquiète les habitants dit la maire des Ollières

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Hélène Baptiste, maire des Ollières-sur-Eyrieux, était invitée de France Bleu Drôme Ardèche ce jeudi matin

France bleu Drôme Ardèche : selon des analyses de la Fédération de pêche de l’Ardèche, il y a bien eu pollution de la rivière Eyrieux, mais hier soir, la communauté d’agglomération Privas-Centre-Ardèche a fait savoir qu’il n’y avait pas de métaux lourds dans l’eau de votre commune. Est-ce que vous êtes rassurée ce matin ? 
Alors oui, on est rassurés pour les analyses de lundi, puisque c’est des prélèvements qui ont été réalisés lundi. Néanmoins, le barrage a continué d’être ouvert mardi suite à la crue. Donc il va nous falloir d’autres analyses pour être encore plus rassurés.

Des analyses qui sont déjà en cours, qui sont prévues ?
Au niveau de la Capca (communauté d’agglomération Privas centre Ardèche ndlr), je vous avoue que je ne sais pas. Je sais que la commune de Dunière (sur-Eyrieux ndlr), donc nos voisins, qui sont interconnectés avec nous sur le potable, en réalise aujourd’hui. De la même manière que celle que nous avons fait lundi, sur l’eau de la rivière et l’eau potable aux robinets de certains particuliers. Quelles sont vos craintes ? 
Évidemment, que ce qui a été trouvé par les pêcheurs dans l’eau de la rivière ne se retrouve dans l’eau potable et dans la nappe phréatique

Est-ce que c’est possible ? Où sont vos captages ? 
Alors, nous, en fait, on a un captage qui récupère l’eau de la nappe et qui se mélange avec une eau de source qu’on appelle la source de Bavas. Donc on a un mélange quand même, mais néanmoins, moi je ne suis pas spécialiste du transfert des métaux lourds dans l’eau et je ne sais pas s’ils peuvent passer jusqu’à la nappe, s’ils ne vont faire que passer dans la rivière et finir dans la mer. Bref, il y a quand même plein de questions qui se posent.

Vous êtes maire et en quelque sorte vous « subissez » cette situation ? 
Clairement, là, on est un peu seuls dans notre bateau qui navigue dans la tempête. On a des nouvelles de pas grand monde, à vrai dire, puisque les services de l’État, à part le communiqué de presse de vendredi dernier, mais c’était un communiqué de presse, on n’a plus de contact en direct. Le département, pareil. Moi, j’ai appelé le vice-président, Christian Féroussier mardi, mais sinon, je n’ai pas d’infos. La communauté d’agglomération, c’est la même chose. Moi, je leur ai écrit, j’ai envoyé un mail le mardi matin. Jusque-là, je n’avais pas de nouvelles. L’ex-président m’a rappelé dans la foulée. Et j’ai vu, grâce au Dauphiné Libéré, que le président était prêt au cas où. Tout ça manque beaucoup de communication. Et c’est ce qui inquiète aussi les habitants d’être complètement sans information.

Les habitants, justement, ils vous en parlent de leurs inquiétudes ? 
C’est la question numéro un dès qu’on croise quelqu’un : « alors, est-ce que l’eau, on peut la boire ? Elle n’est pas polluée ? ». Et c’est vrai que c’est compliqué de dire aux gens, non, c’est compliqué. On ne veut pas non plus créer de polémique, de psychose. Mais c’est vrai que les analyses sont longues à venir, donc les analyses de lundi sont bonnes, très bien, mais que seront celles d’aujourd’hui ?

Est-ce qu’aux Ollières, certains de vos administrés, vous ont dit «moi l’eau du robinet pour l’instant c’est terminé, je repasse à la bouteille » ?
Oui, bien sûr, des habitants des Ollières et de Dunière de la même façon, parce que oui, ils ont peur de ce qu’il pourrait y avoir.

Vous, en tant que municipalité, vous n’avez pas prévu de distribution d’eau, en tout cas ? 
Eh bien non, parce que ce n’est pas nous qui avons la compétence eau, donc même si on voulait le faire… on ne pourrait pas, c’est la communauté d’agglomération qui a la compétence de l’eau potable donc nous on est les premiers à interagir auprès de la population parce qu’on est en première ligne mais s’il y avait une distribution d’eau potable à faire, ce serait à la communauté d’agglomération de l’organiser en fait.

Est-ce que vous avez le sentiment aussi que depuis le début de ce projet d’ouverture des vannes, finalement, il y a eu un problème de communication qu’on ne vous a pas tout dit ?
On ne nous a rien dit, surtout. C’est-à-dire que le SDEA (Syndicat de  Développement, d’Equipement et d’Aménagement, présidé par Olivier Amrane, président du Conseil départemental ndlr) a décidé de lancer sa phase de test d’ouverture de barrage. Mais on ne nous a pas expliqué…Nous, je m’inclus dans les habitants, parce que les habitants sont quand même les premiers à être impactés. Et on ne leur a pas expliqué, ben voilà ce qui va se passer, quelles sont les mesures de sécurité qu’on a mises en place pour qu’il n’y ait pas de pollution, les différentes phases de ce test, etc. Bref, il n’y a aucune communication, à part qu’on a ouvert la vanne, on a tiré la chasse, et voilà quoi.

Vous auriez aimé qu’on vous dise « ponctuellement, il peut arriver sur quelques heures qu’il y ait une pollution, mais ça ne durera pas », et ça vous ne l’avez pas entendu ?
Non, je ne l’ai pas entendu. Et puis, s’il y avait un risque de pollution, c’est pas de nous dire qu’il risque d’y avoir une pollution, c’est comment on la traite. En fait, c’est ça le problème. Parce que là, on sait depuis les analyses de la Fédération de pêche qu’il y a des métaux lourds dans la rivière, mais on ne sait pas comment on traite ce problème aujourd’hui.

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