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« Un coup de massue », « une catastrophe », « une vaste fumisterie ». Les représentants des enseignants du département ne manquent pas d’expressions imagées pour dire leur colère après l’annonce, jeudi 10 octobre, par le ministère de l’Éducation nationale, de la suppression de 4 000 postes en 2025. Cette coupe nette est faite dans le cadre du projet de loi de finances. Le premier degré va prendre cette mesure de plein fouet puisqu’il doit perdre à lui seul plus de 3 100 postes. Un choix gouvernemental justifié par la baisse démographique que connaît le pays. Dans l’Ain, la nouvelle est accueillie avec une hostilité compréhensive, et avec beaucoup d’inquiétude.
« On s’attend à des fermetures de classes »
« C’est énorme. On s’attend à des fermetures de classes », confie Sylvain Turpin, du syndicat Sud Éducation. Difficile pour eux de comprendre cette décision quand l’école n’est déjà pas au mieux. « On nous parle de baisse de la démographie alors que c’était justement l’occasion de faire en sorte que cela se passe un peu mieux, d’avoir des remplaçants, par exemple, explique Sandra Hyvernat, du SNUipp FSU. La situation était déjà catastrophique, on a peur de la carte scolaire de février. Mais là, je ne vois pas comment on va pouvoir faire. »
L’annonce, dans le même temps, du recrutement de 2 000 accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) ne fait pas pour autant passer la pilule. « C’est une façon de faire disparaître le médico-social comme les Instituts médico-éducatifs et en envoyant des élèves dans des établissements ordinaires avec des AESH », remarque Didier Bonneton, du Snudi FO.
« Il n’y a personne en face des postes »
Les syndicats pointent aussi du doigt la difficulté à trouver ces personnels, actuellement. « Cette annonce de recrutement d’AESH est un effet de manche car ils ne trouvent déjà pas de candidat », indique Sylvain Turpin. « Il n’y a personne en face des postes, complète Marie-Alix de Richemont, de la CGT Educ’action. Il y a le problème des salaires et des temps partiels imposés. »
Les différents syndicats réfléchissent d’ores et déjà à organiser des actions pour la défense de l’école, en intersyndicale. Des mobilisations pourraient donc avoir lieu dans les semaines à venir dans le département.
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