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La menace d’une grève des professeurs est brandie. En fin de semaine dernière, l’annonce du Budget 2025 de l’Éducation nationale avait outré les syndicats, qui avaient dénoncé « une véritable saignée » et un « sabordage de l’école publique ». Pour l’heure, une suppression de 4 030 postes d’enseignants est envisagé à la prochaine rentrée, malgré une enveloppe quasi inchangée à 63 milliards d’euros.
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« À une période où l’école craque de partout, où les personnels sont en souffrance, c’est intolérable », commente Guislaine David, secrétaire générale du Snuipp-FSU, majoritaire dans les écoles. Ce lundi 14 octobre 2024, avec six autres organisations syndicales (FSU, Unsa, FO, CFDT, CGT, Snalc, Sud) , elle a déposé une « alerte sociale » et réclame d’être reçue rue de Grenelle par la ministre, Anne Genetet.
« Les réformes malmènent l’école »
« Selon cette procédure, le ministère a 72 heures pour nous répondre, ajoute la syndicaliste. Voilà plusieurs mois que l’intersyndicale affiche une unité assez rare. Les représentants du personnel s’accordent sur le fait que les dernières réformes du gouvernement malmènent l’école. »
Selon les réponses apportées par le ministère, un préavis de grève pourrait être déposé. À quelle date, alors que les vacances de la Toussaint se profilent en fin de semaine ? « Cela n’est pas encore décidé », précise Guislaine David.
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« Des évolutions possibles », tempère la ministre
Lors d’une interview dans le dernier numéro de La Tribune Dimanche , la ministre de l’Éducation avait temporisé, précisant que ce chiffre de 4 000 postes supprimés n’était pas définitif. « Des évolutions » sont encore possibles lors du « débat parlementaire », a déclaré Anne Genetet. À cette heure, celle qui était durant l’après-midi en visite dans le collège où travaillait Samuel Paty n’a pas encore répondu aux syndicats.
Le gouvernement, lui, justifie cet ajustement par « la baisse démographique attendue ». En septembre prochain, les classes devraient être amputées de 97 000 élèves (sur 12 millions, tous niveaux confondus). Depuis 2017, la baisse des effectifs est de 300 000 élèves en moins. « Il y aura en moyenne 21,4 élèves par classe dans nos écoles publiques à la rentrée 2025 : c’est le nombre d’élèves par classe le plus faible depuis que nous le mesurons », justifie Anne Genetet.
Les syndicats d’enseignants, eux, espéraient profiter de ces effectifs en baisse pour améliorer davantage ce taux d’encadrement en classe. « Ces suppressions vont encore dégrader les conditions de travail, estime Guislaine David, qui enseigne à l’école. Les professeurs sont à bout. »
Pour rappel, le budget prévoit également la création de 2 000 postes d’AESH (accompagnants d’élèves en situation de handicap) supplémentaires.
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